Socio-Emotional and Ethical Blended Learning to Transform the 21st Century School (SEEBL21): the Interdisciplinary Study of Children’s Rights and Psychological Needs

Informations sur le projet
Titre: 
Socio-Emotional and Ethical Blended Learning to Transform the 21st Century School (SEEBL21): the Interdisciplinary Study of Children’s Rights and Psychological Needs
Adresse e-mail de contact: 
Institution liée au projet: 
UNIL
État du projet
Date de début du projet: 
février, 2025
Date de fin du projet: 
janvier, 2029
A l'issue de la recherche, résumer les résultats en mettant en évidence les bénéfices pour l'éducation: 

Intérêt théorique et/ou pratique de la recherche

Intérêt théorique
• Cette recherche contribue au développement théorique et empirique des connaissances scientifiques et professionnelles disponibles sur les compétences psychosociales, le bien-être, le vivre-ensemble démocratique et les droits de l’enfant en éducation, en articulant ces dimensions dans une approche interdisciplinaire.
• Elle permet de tester empiriquement un modèle intégratif reliant les besoins psychologiques de base (autonomie, compétence, appartenance), les droits fondamentaux des individus (égalité, dignité et participation) et le climat scolaire.

Intérêt pratique
• Pour les élèves : meilleure régulation émotionnelle, sentiment accru d’efficacité, de protection et d’appartenance, acquisitions de compétences démocratiques, climat de classe plus respectueux et inclusif, amélioration du bien-être à l’école. 
• Pour les parents : renforcement de la qualité des interactions parent-enfant, développement de pratiques éducatives plus satisfaisantes et cohérentes avec les droits de l’enfant.
• Pour les enseignant·e·s : acquisition d’outils pédagogiques concrets pour travailler et évaluer les capacités tranversales et le vivre ensemble (Plan d'étude romand, CT et FG "Vivre ensemble et exercice de la démocratie"), formation spécifique aux compétences psychosociales et aux droits de l’enfant, amélioration du climat scolaire et de la satisfaction professionnelle.
• Pour les directions d’école : meilleure compréhension des besoins des différent·e·s actrices et acteurs éducatif·ve·s, soutien au pilotage d’un environnement scolaire respectueux des droits et générateur de bien-être.
• Pour les décideur·euse·s et institutions : production de recommandations pratiques et transférables pour favoriser des environnements scolaires durables, équitables et centrés sur le développement global de l’enfant.

Description du projet
Résumé: 

Le projet SEEBL21 – Socio-Emotional and Ethical Blended Learning to Transform the 21st Century School vise à transformer les environnements éducatifs en articulant les droits de l’enfant, les besoins psychologiques fondamentaux et le climat scolaire à l’ère numérique. Financé par le Fonds national suisse (FNS – Sinergia) et coordonné par la Prof. Zoé Moody (UNIL), il réunit une équipe interdisciplinaire issue des sciences de l’éducation, de la psychologie, du numérique (interaction humain-machine) et des études sur les droits de l'enfant.

Le cadre théorique repose sur un modèle intégratif reliant la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 2000 ; Ryan & Deci, 2020) et les études sur les droits de l’enfant (Quennerstedt & Moody, 2020; Reynaert et al., 2015), considérant que la satisfaction des besoins d’autonomie, de compétence et d’appartenance s’articule avec les fondements des droits humains: la dignité, l’égalité et la participation. Ce modèle est appliqué à la conception d’environnements scolaires « blended » (présentiel/numérique) favorisant le développement des compétences psychosociales (CPS) et démocratiques des élèves et des adultes, le climat scolaire et ultimement leur bien-être.

Les enjeux concernent la réponse aux défis contemporains de l’école : montée du stress et du mal-être, inégalités sociales, transition numérique et exigences d’éducation à la citoyenneté démocratique. SEEBL21 ambitionne de produire des connaissances empiriques robustes et de co-développer, avec les acteurs scolaires, des interventions hybrides favorisant des environnements éducatifs respectueux des besoins et droits des enfants.

Les questions de recherche portent sur :
1/ les caractéristiques des environnements scolaires qui soutiennent simultanément besoins psychologiques et droits humains de l'enfant ;
2/ les interventions effectives pour renforcer les CPS et améliorer le climat scolaire.

L’hypothèse centrale est qu’un climat scolaire respectueux des droits et besoins fondamentaux, soutenu par des pratiques pédagogiques hybrides et participatives, améliore le bien-être, l’engagement et la cohésion des communautés éducatives, tout en renforçant la qualité démocratique et inclusive de l’école.

Le projet SEEBL21 s’appuie sur une recherche mixte et participative, articulant méthodes quantitatives et qualitatives, afin d’étudier et de transformer les environnements scolaires dans une perspective interdisciplinaire. La procédure suit les principes de la recherche-intervention participative et se déroule en trois grandes phases successives et interconnectées :

  1. Phase 1 – Compréhension (février à juin 2026)
    Recueil de données auprès des élèves (10–12 ans), enseignant·e·s, directions et parents, par questionnaires standardisés et entretiens collectifs. Ces instruments portent sur les besoins psychologiques de base (autonomie, compétence, appartenance), la perception des droits de l’enfant et le climat scolaire. Cette première étape vise à établir un diagnostic partagé des environnements d’apprentissage.
  2. Phase 2 – Co-construction et intégration (avril à septembre 2026)
    Organisation d’ateliers participatifs avec les acteurs scolaires afin de co-développer des interventions hybrides (présentiel/numérique) favorisant les compétences psychosociales (CPS) et le respect des droits de l’enfant. Ces dispositifs sont conçus et ajustés collectivement en fonction des besoins identifiés lors de la phase 1.
  3. Phase 3 – Expérimentation et transformation (automne 2026 à juin 2027)
    Mise en œuvre et évaluation des interventions dans les classes (environ 2 périodes/semaine pendant 10 semaines), suivie d’observations directes, de mesures post-test et de séances de restitution avec les participant·e·s. L’évaluation combine des indicateurs quantitatifs (changements perçus du climat scolaire et du bien-être) et qualitatifs (récits d’expérience, entretiens, observations filmées avec consentement).

Les données sont pseudonymisées et stockées sur des serveurs sécurisés de l’UNIL. Une synthèse des résultats et des recommandations sera diffusée aux établissements partenaires et à la Direction générale de l'enseignement obligatoire (DGEO/SESAF).

Mots-clés: 
compétences psychosociales
droits de l’enfant
besoins psychologiques
climat scolaire
Recherche participative
interdisciplinarité
Méthode
Plans de recherche et modes/instruments de recueil de données: 

La recherche adopte une approche mixte (qualitative et quantitative) et se déroule en plusieurs phases. Fondée sur les principes de la recherche interventionnelle participative, elle intègre les enfants, les parents, les enseignant·e·s et les directions d’école comme des partenaires à part entière du développement des activités qui seront ensuite testées auprès des différents publics concernés.

1/ Questionnaires standardisés

• Enfants (10–12 ans, 7–8P) : sessions de passation de plusieurs questionnaires (env. 2 x 20 minutes par passation), centrés sur les compétences psychosociales (ex. autonomie, régulation émotionnelle, empathie), le bien-être scolaire et la perception des droits de l’enfant.
• Parents : questionnaires (env. 20 minutes) portant sur les pratiques éducatives, la relation parent-enfant et la perception du climat scolaire.
• Enseignant·e·s : questionnaires (30 minutes) portant sur les besoins, le vécu professionnel, la perception des droits de l’enfant et du climat scolaire.
• Directions : questionnaires (30 minutes) portant sur les besoins, le vécu professionnel, la perception des droits de l’enfant et du climat scolaire.

2/ Entretiens et focus groups

• Élèves : focus groups (5–6 enfants, durée 45 minutes) médiatisées (approches picturales), afin de recueillir les besoins, expériences et propositions pour la construction d’activités pédagogiques.
• Parents : focus groups (5–6 parents, durée 1h30) visant à explorer les attentes, pratiques éducatives et retours sur les activités.
• Enseignant·e·s : focus groups pour identifier les besoins (environ 2h) et, de manière facutlative, coconstruire et évaluer la faisabilité des activités pédagogiques (4 séances de 1h30).
• Directions : entretiens individuels et/ou focus groups pour identifier les besoins (environ 2h) et, de manière facutlative, coconstruire et évaluer la faisabilité des activités pédagogiques (4 séances de 1h30).

3/ Observations en classe

• Observations directes (2*15 minutes de vidéo) du déroulement des apprentissages, du climat de classe et des interactions sociales, réalisées à plusieurs moments clés du projet (avant, pendant et après la mise en place des activités).

4/ Activités pédagogiques à l’école et à la maison

• Avec les élèves : mise en place d’activités en classe (env. 2 périodes/semaine pendant 10 semaines), centrées sur le développement des compétences psychosociales et des droits de l’enfant.
• Avec les parents : participation à certaines activités à domicile (20 minutes maximum/semaine) et implication dans une formation dédiée aux compétences psychosociales et aux droits de l’enfant (1 à 2 périodes/semaine pendant 12 semaines).
• Avec les enseignant·e·s : formation spécifique (18 à 24 heures au total) pour intégrer les compétences psychosociales et les droits de l’enfant dans les pratiques pédagogiques.
• Avec les directions : sensibilisation et/ou formation spécifique selon les besoins pour intégrer les compétences psychosociales et les droits de l’enfant dans les pratiques professionnelles.

5/ Restitution et co-construction

• Séances de restitution interactive auprès des élèves, des parents, des enseignant·e·s et des directions afin de partager les résultats préliminaires, discuter des améliorations possibles et valider la pertinence des activités - factultative et en ligne.

6/ Enregistrements

• Audio : enregistrements audios des entretiens individuels et des focus groups (avec consentement).
• Vidéo : enregistrements visuels des observations en classe (avec consentement).
Pour les élèves, l’autorisation des représentant-es légaux sera demandée.

Informations sur la gestion, l’accès, le partage, le stockage et l’archivage des données : 

Informations sur la gestion, l’accès, le partage, le stockage et l’archivage des données

La gestion des données du projet SEEBL21 respecte les exigences du Fonds national suisse (FNS), de la Politique de gestion des données de recherche de l’Université de Lausanne (UNIL) et des standards de la Commission cantonale d’éthique de la recherche sur l’être humain (CER-VD).

Les données collectées (questionnaires, entretiens, observations, productions d’élèves, images et enregistrements audio) seront numériques, pseudonymisées et accompagnées de métadonnées normalisées (DDI-XML). Chaque jeu de données sera documenté par un README et un INFO.txt décrivant les conventions de nommage, le protocole utilisé et les éventuelles déviations.

Les données seront hébergées sur les serveurs institutionnels sécurisés de l’UNIL (GedUNIL, Comet Backup) et de l’UNIGE (NAS DiSTIC, double localisation Uni Dufour / Campus Biotech). Ces infrastructures assurent la redondance, la traçabilité et la sauvegarde automatique (snapshots toutes les 4 heures, conservation 6 semaines). Les accès seront restreints par authentification centrale :

  • accès complet pour la responsable du projet (Pr Zoé Moody) ;
  • accès partiel pour les membres de l’équipe selon leurs missions scientifiques ;
  • aucune donnée personnelle ne sera transférée à des tiers.

Les enregistrements audio seront supprimés après transcription validée. Les fichiers de travail anonymisés seront conservés pendant 10 ans sur les serveurs de l’UNIL/UNIGE. À l’issue du projet, les jeux de données agrégés et les instruments pourront être archivés sur les dépôts Yareta et/ou SwissUbase, conformément aux principes FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable).

Toute demande d’accès externe fera l’objet d’une évaluation éthique et d’un accord de confidentialité. Le consentement éclairé des enfants, parents et professionnel·les sera documenté et archivé électroniquement, en conformité avec la Loi fédérale sur la protection des données (LPD, 2023).